Les États-Unis et Israël attaquent l’Iran
Le 28 février 2026, l’armée américaine et Tsahal ont lancé une série de frappes conjointes majeures contre la République islamique d’Iran. L’opération, baptisée Epic Fury par Washington, vise des installations militaires, des systèmes de missiles balistiques, des infrastructures sensibles et le leadership politique iranien.
Peu
après le début des attaques, la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali
Khamenei, a été confirmée par les médias d’État iraniens et reprise par les
deux gouvernements qui mènent la guerre contre l’Iran. Donald Trump, le
président des États-Unis, a défendu l’action militaire en déclarant que c’était
une « opportunité pour les Iraniens de reprendre leur nation ».
Selon
le Croissant-Rouge iranien, les attaques ont touché des dizaines de provinces,
entraînant un bilan d’au moins 201 morts et 747 blessés en Iran, incluant
civils et militaires. Les autorités iraniennes ont aussi déploré une frappe qui
a visé une école dans le sud du pays. La frappe a fait au moins 85 morts dont
une majorité de jeunes filles selon des médias locaux. Le gouvernement iranien a
qualifié la frappe « d’acte barbare ».
L’Iran
a répliqué face à l’offensive américano-israélienne. Le pays a lancé une série
d’attaques de missiles et de drones dirigés vers des bases américaines dans
plusieurs pays du Golfe et vers Israël. Des frappes iraniennes ont touché des
installations civiles et militaires dans plusieurs États du Conseil de
coopération du Golfe (CCG) causant des dommages à des aéroports, ports et zones
résidentielles. Des civiles ont perdu la vie dans les États du Golfe. En Israël,
au moins neuf civils ont été tués après une frappe à Beit Shemesh.
Le
conflit qui s’ouvre entre l’Iran, les États-Unis et Israël, marque une escalade
majeure entre ces trois pays. La situation militaire dépasse de loin les
affrontements du passé qui se sont faits par procuration. La mort d’une figure
centrale comme l’ayatollah Ali Khamenei crée une instabilité politique interne
en Iran et pose un sérieux risque de fragmentation du pouvoir.
Les
États du Golfe ont fermé leurs espaces aériens et suspendu des vols, ce qui a
des implications directes sur le commerce et le transport international. Les
tensions se sont aussi élargies au cyberespace. Une vague de cyberattaques
visant des sites et des applications iraniens – probablement conduite par des
acteurs alignés sur Washington et Tel-Aviv – a coupé des services internet et
perturbé les communications gouvernementales.
Des
répercussions économiques mondiales
La
région concernée par les tensions militaires et politiques englobe le détroit
d’Ormuz, par où transite quotidiennement environ 20 % du pétrole mondial. Toute
perturbation de ce passage stratégique a un effet quasi immédiat sur les
marchés énergétiques mondiaux. La preuve, les prix du pétrole ont grimpé
fortement après les attaques. Le Brent a atteint près de 78,55 $/baril, et le
WTI a augmenté de plus de 7 %, selon les données des principales bourses du 2
mars 2026.
Les
analystes estiment qu’en cas de fermeture prolongée d’Ormuz, le pétrole
pourrait dépasser les 100 $/baril ce qui amplifierait les risques d’inflation à
l’échelle mondiale. Les tensions ont aussi entraîné une volatilité accrue sur
les marchés financiers avec un afflux vers les actifs refuges comme l’or, dont
le prix a fortement augmenté. La disruption du trafic maritime et aérien
contribue à la perturbation des chaînes d’approvisionnement de l’énergie à
l’électronique.
Pour
l’Iran c’est aussi un coup dur. Même avant ces frappes, l’économie iranienne
souffrait déjà de sanctions sévères et d’une inflation élevée. Le ciblage des infrastructures
énergétiques et industrielles pourrait accentuer le ralentissement du PIB et le
déclin des investissements étrangers. L’Iran se retrouve de plus en plus dans l’incapacité
de pouvoir fournir du pétrole à ses alliés dont la Chine.
Des manifestations antiguerres ont émergé aux États-Unis et en Europe, dénonçant l’escalade militaire plutôt que des solutions diplomatiques. Alors que les combats se poursuivent et que les acteurs internationaux appellent à la désescalade, des voix s’élèvent aux Etats Unis pour condamner une attitude va-t-en-guerre de Donal Trump qui a autorisé des frappes sans consulter le congrès.
Le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 28, 2026
Dans ce moment décisif, toutes les mesures sont prises pour la sécurité du territoire national et celle de nos compatriotes…